Montpellier, studenti e professori occupano l’aula Magna: picchiati da uomini a volto coperto

marzo 25th, 2018
Montpellier, studenti e professori occupano l’aula Magna: picchiati da uomini a volto coperto
Università
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Armati di mazze, spranghe e con il passamontagna sono entrati all’interno dell’università di diritto di Montpellier per mettere fine forzatamente all’occupazione che era in corso per contestare la legge Vidal-Blanquier, che introdurrà dei criteri di selezione più dura per l’ingresso all’università. 

All’interno dell’aula magna della facoltà, riporta il quotidiano Liberation, studenti e professori erano riuniti quando le porte si sono aperte e alcuni uomini vestiti di nero hanno cominciato a picchiare chiunque fosse presente. A fare entrare questi uomini, che non appartenevano alle forze dell’ordine, secondo le testimonianze degli studenti sarebbe stato lo stesso preside di facoltà. Quest’ultimo sostiene che l’occupazione fosse illegittima e che sarebbero stati altri studenti a decidere di porvi fine. Tre studenti sono finiti in ospedale e molti sono rimasti feriti. 

 

Tout ce que je raconte, je l'ai vu. C'était la nuit du jeudi 22 mars La fac de droit de Montpellier, l'UM, était occupée par les étudiants. On était encore une cinquantaine dedans. Des hommes, une dizaine, en noir, masqué, avec des batons, des bouts de palettes sont entrés. Ils n'ont pas parlé. Ils ont sorti tout le monde, en les frappant, en les matraquant au sol, en les traînant par terre. En les fracassant au sol, bordel de merde. C'est moi qui ai filmé. Ils ont poussé tout le monde dehors, en les frappant. Le Doyen de la Fac de Droit était présent. Je l'ai vu ouvrir la porte à ces hommes. J'ai vu les portes de la fac se refermer, avec ces hommes à l'intérieur. J'ai vu le directeur d'une institution publique s'enfermer avec un groupuscule extra violent. J'ai vu une amie au sol, en sang, avec le portail qui se referme sur ses jambes. En arrière plan, j'ai vu l'administration qui était présente sur les lieux applaudir. Applaudir face au sang d'étudiants en lutte pour leurs droits. J'ai vu ces hommes qui voulaient casser des "gauchos", j'ai senti leurs coups sur mon corps. Trois étudiants sont partis avec les pompiers. La police n'est pas rentré dans la fac, elle n'en avait pas le droit sans l'accord du doyen. La police n'a pas arrêté ces hommes. Ils sont sortis par la sortie de secours, et les policiers les entouraient, comme une escorte de ministre. Le doyen n'a pas autorisé la police à rentrer dans la faculté, pour arrêter les hommes qui ont envoyé 3 étudiants à l'hôpital. Le doyen de la fac de droit, je l'affirme parce que je l'ai vu, a montré à ces hommes, dont il n'avait pas peur, les "cibles". Des étudiants, des jeunes comme vous. C'est ce que j'ai vu. Ce n'est une question de lutte sociale, ça va au delà de l'antifascisme. Je vous demande de ne pas laisser ces personnes, ce doyen, ce groupuscule ultra violent agir en toute impunité. Je vous demande de relayer ce témoignage, je vous demande de demander des comptes à nos côtes. Parce que sur le sol de la fac de droit est tâché du sang de jeunes qui voulaient juste continuer leurs études, et qui s'engageaient en ce sens. Parce que la police n'a rien fait. Parce que j'ai peur, si c'est ça l'éducation nationale, si c'est ça, la police qui est censé nous protéger, si c'est ça, mon paysTout cela a eu lieu la nuit du jeudi 22 mars

Pubblicato da Véronique Samson su giovedì 22 marzo 2018

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